Interview de Christophe Deloire : « La formation en alternance est une vraie réussite »


Aucun commentaire
Publié le jeudi 19 juillet 2012 par Marie-Lyse dans la catégorie L'actualité du CFJ

INTERVIEW DE CHRISTOPHE DELOIRE

« La formation en alternance est une vraie réussite »


Arrivé en février 2008 pour diriger le CFJ, Christophe Deloire a fait évoluer en profondeur la filière apprentissage. Depuis deux ans, tous les reçus au concours se voient proposer de suivre leur scolarité au choix sous statut d’apprenti ou d’étudiant. Au moment où il quitte le CFJ, Christophe Deloire dresse le bilan de cette nouvelle formation en alternance.

La première promo intégrant à la fois des apprentis et des étudiants vient de sortir. Combien d’entre eux ont suivi la filière apprentissage et dans quels médias ?

Quinze, soit un tiers des effectifs répartis dans les médias suivants : l’AFP, France télévision, Radio France, Reuters, Rue 89, France 24, M6, Le Point, BFM TV, La Vie, L’Equipe et LCI.

Les contrats d'apprentissage ont-ils été difficiles à trouver ?

Au départ, oui. Mais cette formation en alternance est une telle réussite que cette année nous avons beaucoup plus de postes proposés par les entreprises qu'il n'en faut. Par ailleurs, nous avons signé des conventions pluri-annuelles avec plusieurs entreprises comme France Télévision, l’AFP et Radio France.

Va-t-on vers plus d’apprentis par promotion ?

Tout dépend de la volonté des employeurs, leur capacité à financer cette formation et le souhait des élèves. L’apprentissage est un excellent mode de formation. Etant bien accueilli par les entreprises et les élèves, on a tout lieu de penser qu’il a de l’avenir.

Pourquoi un tel engouement ?

La très grande majorité (1) des apprentis est issue du concours du CFJ. Pour les entreprises, c’est une garantie de sérieux. De fait, lorsque je regarde le JT de France 2, je vois des sujets tournés par des apprentis de première année alors qu’ils n’ont même pas encore commencé leur spécialité. Même constat à l’AFP, chez Rue 89, etc.

Cette formation n’est-elle pas surtout une opportunité pour les entreprises d’embaucher des jeunes au rabais ?

Non. Je rappelle qu’à son arrivée, un apprenti n’est pas opérationnel et il est payé un peu moins de 2/3 du SMIC pour un temps très partiel. L’entreprise va le former, certes selon ses critères, mais dans le but de l’insérer. On est donc davantage dans une logique d’investissement.

Comment est vécue cette plongée dans l’entreprise par les apprentis ?

Ils ont davantage conscience des enjeux de la profession et veulent apprendre très vite. Je rappelle d’ailleurs qu’ils obtiennent leur carte de presse trois mois après leur entrée dans l’entreprise.

Une augmentation importante des frais de scolarité (2) a été annoncée il y a quelques mois. Ne va-t-elle pas contraindre les boursiers à s’orienter vers la filière apprentissage ?

Aucune augmentation des frais de scolarité n'a été annoncée.

Propos recueillis par Olivier Sourice (78)

(1)        Légalement, l’apprentissage ne peut pas être conditionné à un concours. Les entreprises ont le droit de proposer des apprentis à une école. Des dérogations peuvent aussi être accordées à des jeunes manifestement doués mais qui n’ont pas réussi le concours. Trois élèves de la promotion 2012 ont intégré le CFJ de cette manière.

(2)        Actuellement, les frais de scolarité s’élèvent à 3500 €. Ils s’élèvent à 1900 € pour les boursiers.


L’apprentissage en bref

  • Les entreprises proposent des CDD de deux ans.
  • Première année : 21 semaines de cours au CFJ, 30 semaines en entreprise, 15 et 37 en seconde année.
  • L’apprenti est rémunéré 53% du Smic la première année, 61% la seconde.
  • Les frais de scolarité sont pris en charge par l’entreprise.

Aucun commentaire

Publier un commentaire




Les codes HTML seront supprimés à l'exception des liens, du gras, de l'italique et du souligné.

 7 6 3 Recopiez le code dans le champ de contrôle

Pensez à votre adhésion

 

Suivez les Anciens sur...

Facebook Twitter RSS